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XXX-La tour du Pilori

La nuit venait de descendre sur la ville frémissante encore du bruit de ce supplice, dont les détails couraient de bouche en bouche assombrir dans chaque maison l’heure joyeuse du souper de famille.
Cependant, tout au contraire de la ville, qui était silencieuse et lugubre, le Louvre était bruyant, joyeux et illuminé. C’est qu’il y avait grande fête au palais. Une fête commandée par Charles IX, une fête qu’il avait indiquée pour le soir, en même temps qu’il indiquait le supplice pour le matin.
La reine de Navarre avait reçu, dès la veille au soir, l’ordre de s’y trouver, et, dans l’espérance que La Mole et Coconnas seraient sauvés dans la nuit, dans la conviction que toutes les mesures étaient bien prises pour leur salut, elle avait répondu à son frère qu’elle ferait selon ses désirs.
Mais depuis qu’elle avait perdu tout espoir, par la scène de la chapelle ; depuis qu’elle avait, dans un dernier mouvement de pitié pour cet amour, le plus grand et le plus profond qu’elle avait éprouvé de sa vie, assisté à l’exécution, elle s’était bien promis que ni prières ni menaces ne la feraient assister à une fête joyeuse au Louvre le même jour où elle avait vu une fête si lugubre en Grève.
Le roi Charles IX avait donné ce jour-là une nouvelle preuve de cette puissance de volonté que personne peut-être ne poussa au même degré que lui : alité depuis quinze jours, frêle comme un moribond, livide comme un cadavre, il se leva vers cinq heures, et revêtit ses plus beaux habits. Il est vrai que pendant la toilette il s’évanouit trois fois.
Vers huit heures, il s’informa de ce qu’était devenue sa sœur, et demanda si on l’avait vue et si l’on savait ce qu’elle faisait. Personne ne lui répondit ; car la reine était rentrée chez elle vers les onze heures, et s’y était renfermée en défendant absolument sa porte.
Mais il n’y avait pas de porte fermée pour Charles. Appuyé sur le bras de M. de Nancey, il s’achemina vers l’appartement de la reine de Navarre, et entra tout à coup par la porte du corridor secret.
Quoiqu’il s’attendît à un triste spectacle, et qu’il y eût d’avance préparé son cœur, celui qu’il vit était plus déplorable encore que celui qu’il avait rêvé.
Marguerite, à demi morte, couchée sur une chaise longue, la tête ensevelie dans des coussins, ne pleurait pas, ne priait pas ; mais, depuis son retour, elle râlait comme une agonisante.
À l’autre coin de la chambre, Henriette de Nevers, cette femme intrépide, gisait, sans connaissance, étendue sur le tapis. En revenant de la Grève, comme à Marguerite, les forces lui avaient manqué, et la pauvre Gillonne allait de l’une à l’autre, n’osant pas essayer de leur adresser une parole de consolation.
Dans les crises qui suivent ces grandes catastrophes, on est avare de sa douleur comme d’un trésor, et l’on tient pour ennemi quiconque tente de nous en distraire la moindre partie.
Charles IX poussa donc la porte, et laissant Nancey dans le corridor, il entra pâle et tremblant.
Ni l’une ni l’autre des femmes ne l’avait vu. Gillonne seule, qui dans ce moment portait secours à Henriette, se releva sur un genou et tout effrayée regarda le roi.
Le roi fit un geste de la main, elle se releva, fit la révérence, et sortit.
Alors Charles se dirigea vers Marguerite, la regarda un instant en silence ; puis avec une intonation dont on eût cru cette voix incapable :
– Margot ! dit-il, ma sœur ! La jeune femme tressaillit et se redressa :
– Votre Majesté ! dit-elle.
– Allons, ma sœur, du courage ! Marguerite leva les yeux au ciel.
– Oui, dit Charles, je sais bien, mais écoute-moi. La reine de Navarre fit signe qu’elle écoutait.
– Tu m’as promis de venir au bal, dit Charles.
– Moi ! s’écria Marguerite.
– Oui, et d’après ta promesse on t’attend ; de sorte que si tu ne venais pas on serait étonné de ne pas t’y voir.
– Excusez-moi, mon frère, dit Marguerite ; vous le voyez, je suis bien souffrante.
– Faites un effort sur vous-même.
Marguerite parut un instant tentée de rappeler son courage, puis tout à coup s’abandonnant et laissant retomber sa tête sur ses coussins :
– Non, non, je n’irai pas, dit-elle.
Charles lui prit la main, s’assit sur sa chaise longue, et lui dit :
– Tu viens de perdre un ami, je le sais, Margot ; mais regarde-moi, n’ai-je pas perdu tous mes amis, moi ! et de plus, ma mère ! Toi, tu as toujours pu pleurer à l’aise comme tu pleures en ce moment ; moi, à l’heure de mes plus fortes douleurs, j’ai toujours été forcé de sourire. Tu souffres, regarde-moi ! moi, je meurs. Eh bien, Margot, voyons, du courage ! Je te le demande, ma sœur, au nom de notre gloire ! Nous portons comme une croix d’angoisses la renommée de notre maison, portons-la comme le Seigneur jusqu’au Calvaire ! et si sur la route, comme lui, nous trébuchons, relevons-nous, courageux et résignés comme lui.
– Oh ! mon Dieu, mon Dieu ! s’écria Marguerite.
– Oui, dit Charles, répondant à sa pensée ; oui, le sacrifice est rude, ma sœur ; mais chacun fait le sien, les uns de leur honneur, les autres de leur vie. Crois-tu qu’avec mes vingt-cinq ans et le plus beau trône du monde, je ne regrette pas de mourir ? Eh bien, regarde-moi… mes yeux, mon teint, mes lèvres sont d’un mourant, c’est vrai ; mais mon sourire… est-ce que mon sourire ne ferait pas croire que j’espère ? Et, cependant, dans huit jours, un mois tout au plus, tu me pleureras, ma sœur, comme celui qui est mort aujourd’hui.
– Mon frère ! … s’écria Margot en jetant ses deux bras autour du cou de Charles.
– Allons, habillez-vous, chère Marguerite, dit le roi ; cachez votre pâleur et paraissez au bal. Je viens de donner ordre qu’on vous apporte des pierreries nouvelles et des ajustements dignes de votre beauté.
– Oh ! des diamants, des robes, dit Marguerite, que m’importe tout cela maintenant !
– La vie est longue, Marguerite, dit en souriant Charles, pour toi du moins.
– Jamais ! jamais !
– Ma sœur, souviens-toi d’une chose : quelquefois c’est en étouffant ou plutôt en dissimulant la souffrance que l’on honore le mieux les morts.
– Eh bien, Sire, dit Marguerite frissonnante, j’irai. Une larme, qui fut bue aussitôt par sa paupière aride, mouilla l’œil de Charles. Il s’inclina vers sa sœur, la baisa au front, s’arrêta un instant devant Henriette, qui ne l’avait ni vu ni entendu, et dit :
– Pauvre femme ! Puis il sortit silencieusement. Derrière le roi, plusieurs pages entrèrent, apportant des coffres et des écrins. Marguerite fit signe de la main que l’on déposât tout cela à terre. Les pages sortirent, Gillonne resta seule.
– Prépare-moi tout ce qu’il me faut pour m’habiller, Gillonne, dit Marguerite. La jeune fille regarda sa maîtresse d’un air étonné.
– Oui, dit Marguerite avec un accent dont il serait impossible de rendre l’amertume, oui, je m’habille, je vais au bal, on m’attend là-bas. Dépêche-toi donc ! la journée aura été complète : fête à la Grève ce matin, fête au Louvre ce soir.
– Et madame la duchesse ? dit Gillonne.
– Oh ! elle, elle est bien heureuse ; elle peut rester ici ; elle peut pleurer, elle peut souffrir tout à son aise. Elle n’est pas fille de roi, femme de roi, sœur de roi. Elle n’est pas reine. Aide-moi à m’habiller, Gillonne.
La jeune fille obéit. Les parures étaient magnifiques, la robe splendide. Jamais Marguerite n’avait été si belle. Elle se regarda dans une glace.
– Mon frère a bien raison, dit-elle, et c’est une bien misérable chose que la créature humaine. En ce moment Gillonne revint.
– Madame, dit-elle, un homme est là qui vous demande.
– Moi ?
– Oui, vous.
– Quel est cet homme ? – Je ne sais, mais son aspect est terrible, et sa seule vue m’a fait frissonner.
– Va lui demander son nom, dit Marguerite en pâlissant. Gillonne sortit, et quelques instants après elle rentra.
– Il n’a pas voulu me dire son nom, madame, mais il m’a priée de vous remettre ceci.
Gillonne tendit à Marguerite le reliquaire qu’elle avait donné la veille au soir à La Mole.
– Oh ! fais entrer, fais entrer, dit vivement la reine.
Et elle devint plus pâle et plus glacée encore qu’elle n’était.
Un pas lourd ébranla le parquet. L’écho, indigné sans doute de répéter un pareil bruit, gronda sous le lambris, et un homme parut sur le seuil.
– Vous êtes… ? dit la reine.
– Celui que vous rencontrâtes un jour près de Montfaucon, madame, et qui ramena au Louvre, dans son tombereau, deux gentilshommes blessés.
– Oui, oui, je vous reconnais, vous êtes maître Caboche.
– Bourreau de la prévôté de Paris, madame. C’étaient les seuls mots que Henriette avait entendus de tous ceux que depuis une heure on prononçait autour d’elle. Elle dégagea sa tête pâle de ses deux mains et regarda le bourreau avec ses yeux d’émeraude, d’où semblait sortir un double jet de flammes.
– Et vous venez… ? dit Marguerite tremblante.
– Vous rappeler la promesse faite au plus jeune des deux gentilshommes, à celui qui m’a chargé de vous rendre ce reliquaire. Vous la rappelez-vous, madame ?
– Ah ! oui, oui, s’écria la reine, et jamais ombre plus généreuse n’aura plus noble satisfaction ; mais où est-elle ?
– Elle est chez moi avec le corps.
– Chez vous ? pourquoi ne l’avez-vous pas apportée ?
– Je pouvais être arrêté au guichet du Louvre, on pouvait me forcer de lever mon manteau ; qu’aurait-on dit si, sous ce manteau, on avait vu une tête ?
– C’est bien, gardez-la chez vous ; j’irai la chercher demain.
– Demain, madame, demain, dit maître Caboche, il sera peut-être trop tard.
– Pourquoi cela ?
– Parce que la reine mère m’a fait retenir pour ses expériences cabalistiques les têtes des deux premiers condamnés que je décapiterais.
– Oh ! profanation ! les têtes de nos bien-aimés ! Henriette, s’écria Marguerite en courant à son amie, qu’elle retrouva debout comme si un ressort venait de la remettre sur ses pieds ; Henriette, mon ange, entends-tu ce qu’il dit, cet homme ?
– Oui. Eh bien, que faut-il faire ?
– Il faut aller avec lui.
Puis poussant un cri de douleur avec lequel les grandes infortunes se reprennent à la vie :
– Ah ! j’étais cependant si bien, dit-elle ; j’étais presque morte.
Pendant ce temps, Marguerite jetait sur ses épaules nues un manteau de velours.
– Viens, viens, dit-elle, nous allons les revoir encore une fois.
Marguerite fit fermer toutes les portes, ordonna que l’on amenât la litière à la petite porte dérobée ; puis, prenant Henriette sous le bras, descendit par le passage secret, faisant signe à Caboche de les suivre.
À la porte d’en bas était la litière, au guichet était le valet de Caboche avec une lanterne.
Les porteurs de Marguerite étaient des hommes de confiance muets et sourds, plus sûrs que ne l’eussent été des bêtes de somme.
La litière marcha pendant dix minutes à peu près, précédée de maître Caboche et de son valet portant la lanterne ; puis elle s’arrêta.
Le bourreau ouvrit la portière tandis que le valet courait devant.
Marguerite descendit, aida la duchesse de Nevers à descendre. Dans cette grande douleur qui les étreignait toutes deux, c’était cette organisation nerveuse qui se trouvait être la plus forte.
La tour du Pilori se dressait devant les deux femmes comme un géant sombre et informe, envoyant une lumière rougeâtre par deux sarbacanes qui flamboyaient à son sommet.
Le valet reparut sur la porte.
– Vous pouvez entrer, mesdames, dit Caboche, tout le monde est couché dans la tour. Au même moment la lumière des deux meurtrières s’éteignit.
Les deux femmes, serrées l’une contre l’autre, passèrent sous la petite porte en ogive et foulèrent dans l’ombre une dalle humide et raboteuse. Elles aperçurent une lumière au fond d’un corridor tournant, et, guidées par le maître hideux du logis, elles se dirigèrent de ce côté. La porte se referma derrière elles.
Caboche, un flambeau de cire à la main, les introduisit dans une salle basse et enfumée. Au milieu de cette salle était une table dressée avec les restes d’un souper et trois couverts. Ces trois couverts étaient sans doute pour le bourreau, sa femme et son aide principal.
Dans l’endroit le plus apparent était cloué à la muraille un parchemin scellé du sceau du roi. C’était le brevet patibulaire.
Dans un coin était une grande épée, à poignée longue. C’était l’épée flamboyante de la justice. Çà et là on voyait encore quelques images grossières représentant des saints martyrisés par tous les supplices.
Arrivé là, Caboche s’inclina profondément.
– Votre Majesté m’excusera, dit-il, si j’ai osé pénétrer dans le Louvre et vous amener ici. Mais c’était la volonté expresse et suprême du gentilhomme, de sorte que j’ai dû…
– Vous avez bien fait, maître, vous avez bien fait, dit Marguerite, et voici pour récompenser votre zèle.
Caboche regarda tristement la bourse gonflée d’or que Marguerite venait de déposer sur la table.
– De l’or ! toujours de l’or ! murmura-t-il. Hélas ! madame, que ne puis-je moi-même racheter à prix d’or le sang que j’ai été obligé de répandre aujourd’hui !
– Maître, dit Marguerite avec une hésitation douloureuse et en regardant autour d’elle, maître, maître, nous faudrait-il encore aller ailleurs ? je ne vois pas…
– Non, madame, non, ils sont ici ; mais c’est un triste spectacle et que je pourrais vous épargner en vous apportant caché dans un manteau ce que vous venez chercher.
Marguerite et Henriette se regardèrent simultanément.
– Non, dit Marguerite, qui avait lu dans le regard de son amie la même résolution qu’elle venait de prendre, non ; montrez-nous le chemin et nous vous suivrons.
Caboche prit le flambeau, ouvrit une porte de chêne qui donnait sur un escalier de quelques marches et qui s’enfonçait en plongeant sous la terre. Au même instant un courant d’air passa, faisant voler quelques étincelles de la torche et jetant au visage des princesses l’odeur nauséabonde de la moisissure et du sang.
Henriette s’appuya, blanche comme une statue d’albâtre, sur le bras de son amie à la marche plus assurée ; mais au premier degré elle chancela.
– Oh ! je ne pourrai jamais, dit-elle.
– Quand on aime bien, Henriette, répliqua la reine, on doit aimer jusque dans la mort.
C’était un spectacle horrible et touchant à la fois que celui que présentaient ces deux femmes resplendissantes de jeunesse, de beauté, de parure, se courbant sous la voûte ignoble et crayeuse, la plus faible s’appuyant à la plus forte, et la plus forte s’appuyant au bras du bourreau.
On arriva à la dernière marche. Au fond du caveau gisaient deux formes humaines recouvertes par un large drap de serge noire. Caboche leva un coin du voile, approcha son flambeau et dit :
– Regardez, madame la reine. Dans leurs habits noirs, les deux jeunes gens étaient couchés côte à côte avec l’effrayante symétrie de la mort. Leurs têtes, inclinées et rapprochées du tronc, semblaient séparées seulement au milieu du cou par un cercle de rouge vif. La mort n’avait pas désuni leurs mains, car, soit hasard, soit pieuse attention du bourreau, la main droite de La Mole reposait dans la main gauche de Coconnas.
Il y avait un regard d’amour sous les paupières de La Mole, il y avait un sourire de dédain sous celles de Coconnas.
Marguerite s’agenouilla près de son amant, et de ses mains éblouissantes de pierreries leva doucement cette tête qu’elle avait tant aimée.
Quant à la duchesse de Nevers, appuyée à la muraille, elle ne pouvait détacher son regard de ce pâle visage sur lequel tant de fois elle avait cherché la joie et l’amour.
– La Mole ! cher La Mole ! murmura Marguerite.
– Annibal ! Annibal ! s’écria la duchesse de Nevers, si fier, si brave, tu ne me réponds plus ! … Et un torrent de larmes s’échappa de ses yeux.
Cette femme si dédaigneuse, si intrépide, si insolente dans le bonheur ; cette femme qui poussait le scepticisme jusqu’au doute suprême, la passion jusqu’à la cruauté, cette femme n’avait jamais pensé à la mort.
Marguerite lui en donna l’exemple. Elle enferma dans un sac brodé de perles et parfumé des plus fines essences la tête de La Mole, plus belle encore puisqu’elle se rapprochait du velours et de l’or, et à laquelle une préparation particulière, employée à cette époque dans les embaumements royaux, devait conserver sa beauté. Henriette s’approcha à son tour, enveloppant la tête de Coconnas dans un pan de son manteau.
Et toutes deux, courbées sous leur douleur plus que sous leur fardeau, montèrent l’escalier avec un dernier regard pour les restes qu’elles laissaient à la merci du bourreau, dans ce sombre réduit des criminels vulgaires.
– Ne craignez rien, madame, dit Caboche, qui comprit ce regard, les gentilshommes seront ensevelis, enterrés saintement, je vous le jure.
– Et tu leur feras dire des messes avec ceci, dit Henriette arrachant de son cou un magnifique collier de rubis et le présentant au bourreau.
On revint au Louvre comme on en était sorti. Au guichet, la reine se fit reconnaître ; au bas de son escalier particulier, elle descendit, rentra chez elle, déposa sa triste relique dans le cabinet de sa chambre à coucher, destiné dès ce moment à devenir un oratoire, laissa Henriette en garde de sa chambre, et plus pâle et plus belle que jamais, entra vers dix heures dans la grande salle du bal, la même où nous avons vu, il y a tantôt deux ans et demi, s’ouvrir le premier chapitre de notre histoire.
Tous les yeux se tournèrent vers elle, et elle supporta ce regard universel d’un air fier et presque joyeux. C’est qu’elle avait religieusement accompli le dernier vœu de son ami. Charles, en l’apercevant, traversa chancelant le flot doré qui l’entourait.
– Ma sœur, dit-il tout haut, je vous remercie. Puis tout bas :
– Prenez garde ! dit-il, vous avez au bras une tache de sang…
– Ah ! qu’importe, Sire, dit Marguerite, pourvu que j’aie le sourire sur les lèvres !